Magazine 64 - N°57

Marie-Laure Claverie

Pisteuse-secouriste à Gourette

Une  journée avec

Prêts à intervenir à tout moment, les pisteurs-secouristes assurent la sécurité des skieurs. Dès les premières lueurs du jour, ils sont à pied d’oeuvre pour inspecter et baliser le domaine.

Huit heures. Il fait encore nuit sur Gourette. Le ballet parfaitement réglé des dameuses illumine la station. Dans le local situé sous l’arrivée de la télécabine du Ley, Marie- Laure Claverie vient de rejoindre ses collègues pisteurs-secouristes. On se salue rapidement. Dans une heure, les premiers skieurs arriveront sur les pentes. Après une formation spécialisée, Marie-Laure Claverie a intégré en 1991 l’équipe des 17 pisteurs-secouristes de Gourette. Originaire de Gère-Bélesten, petit village voisin de la vallée d’Ossau, elle est ici dans son élément. « Si l’on n’est pas passionné, on ne fait pas ce métier » lâche-t-elle en enfilant son équipement. Elle jette un coup d’oeil au tableau de service. Affectation : Haut Préhistoire et Cotch. Deux secteurs qu’elle connaît sur le bout des spatules, comme tout le reste du domaine.

Un contact radio permanent

Une demi-heure plus tard, Marie-Laure Claverie sécurise le secteur du Cotch, à 2 100 mètres d’altitude. Son indispensable marteau en main, elle met en place les filets de protection et la signalétique interdisant le hors-pistes. Elle scrute le haut de la montagne. « La journée s’annonce belle et agréable. Mais il faut avouer que certains jours, avec le vent et la neige, ça bastonne dur. Les montées d’adrénaline, c’est aussi ce que l’on aime » lance-t-elle. Lorsque les conditions sont plus difficiles, Marie-Laure Claverie et ses confrères artificiers déclenchent préventivement les avalanches qui pourraient menacer la sécurité du public. La mission n’est pas sans risque, même pour un professionnel expérimenté. Marie-Laure Claverie est la seule femme « servant avalancheur » de la station. « On manipule des explosifs que l’on déclenche à distance à l’aide d’un système télécommandé » détaille-t-elle. Ces produits sont biodégradables et deviennent inactifs au bout de 8 heures en cas de non-explosion. Marie-Laure Claverie participe également aux missions d’héligrenadage qui consistent à éliminer les avalanches par voie aérienne. Pause déjeuner. Même durant son repas, Marie-Laure Claverie se tient prête à intervenir. Elle reste en contact radio permanent avec l’équipe restée sur les pistes. Skis rechaussés, elle assure son tour de surveillance. Dans son sac : pelle, sonde, détecteur de victimes d’avalanche (DVA), trousse à pharmacie. De quoi intervenir au plus vite. Appel radio. Un skieur vient de tomber. Marie-Laure Claverie entre en action. En moins de cinq minutes, elle est sur la zone d’intervention avec la barquette qui permettra, si nécessaire, de redescendre le blessé à la station. Tous formés aux premiers secours, les pisteurs de Gourette ont effectué quelque 400 interventions la saison dernière.

En bref

30 km de pistes

Gourette compte 30 km de pistes pour tous les niveaux de pratique, de l’apprentissage à la glisse sportive. Pour une qualité de glisse optimale, elle dispose d’un parc de six dameuses et d’une usine à neige équipée de 159 enneigeurs. La station de La Pierre- Saint-Martin, tournée vers l’apprentissage et la découverte, déploie quant à elle 25 km de pistes. Sa garantie neige est assurée par une usine alimentant 55 canons haute pression.

Bouton Haut de page