Magazine 64 - N°58

Annie Bordenave

Assistante familiale

Une  journée avec

À Hosta, au Pays Basque, elle accueille à son domicile des enfants placés. Une vie de partage dont elle a fait son métier, avec ses difficultés et ses joies immenses.

Plus de dix ans après, son enthousiasme est intact. « Le métier d’assistant familial est parfois difficile mais il procure avant tout un immense plaisir » se délecte Annie Bordenave, 52 ans. Dans la grande maison de campagne qu’elle habite avec son mari Georges, elle termine de ranger les chambres. Levée depuis 6 h 45, elle vient d’amener à l’école les trois enfants qui vivent actuellement à son domicile. Âgés de dix, huit et quatre ans, ils font l’objet d’un placement judiciaire en famille d’accueil. « Au quotidien, leur présence est tout à fait naturelle. Ils s’intègrent très bien, aussi bien dans la famille que dans le village, et nous agissons exactement comme s’ils étaient les nôtres » sourit l’ancienne coiffeuse de Rivehaute, reconvertie après une formation assurée par le Conseil général.

« Un bébé de huit jours »

Pendant 14 ans, à leur domicile d’Hosta, tout petit village blotti aux confins du Pays Basque, les Bordenave ont d’abord reçu en vacances des enfants du Secours catholique. A l’époque, Annie et Georges vivaient encore avec leurs deux propres enfants, aujourd’hui majeurs. « Pour eux, ces périodes ont été très constructives et ils en gardent des souvenirs très forts » appuie leur mère. En 2002, une amie qui exerce déjà la profession la convainc finalement de franchir le pas. Annie Bordenave obtient l’agrément d’assistante familiale. « Le premier enfant que j’ai accueilli était un bébé de huit jours, né sous X. Je l’ai gardé pendant deux mois avant qu’il ne rejoigne sa famille d’adoption. C’était une expérience très émouvante ! » Il est bientôt 17 heures. Annie Bordenave descend sur la place du village pour le retour de la navette des transports scolaires. Sourires, embrassades, et la petite troupe remonte vers la maison. S’enchaînent goûter, devoirs, douche et temps de jeux. Puis, c’est l’heure du repas, « toujours très vivant et pris tous ensemble » tient à souligner l’assistante familiale. « Notre rôle est d’offrir un environnement stable à ces enfants » poursuit-elle. « Par contre, si un problème se pose, je ne prends jamais de décision seule. Je m’adresse à mon référent et je reçois immédiatement une réponse. Nous sommes professionnellement très bien encadrés » rassure-t-elle. La nuit tombe sur les collines d’Hosta et les voix résonnent dans la chaleur de la maison. « Nous avons fait le choix d’une vie de partage glisse Annie Bordenave. Les enfants nous apportent énormément d’affection. Leur énergie nous “booste”. Tout ce que nous faisons, c’est pour eux. »

En bref

413 assistants familiaux

Le Conseil général emploie 413 assistants familiaux répartis sur tout le territoire des Pyrénées-Atlantiques. Il s’agit essentiellement de femmes. Un nombre croissant d’hommes, soit une trentaine à ce jour, embrasse cependant la profession. Le Conseil général recrute des assistants familiaux. Pour tout renseignement, s’adresser à la Maison de la solidarité départementale de votre domicile ou consulter le site cg64.fr.

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