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Un tourisme, deux moteurs

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Le Béarn d’un côté, le Pays basque de l’autre : les Pyrénées-Atlantiques s’appuient sur leurs deux atouts pour attirer les visiteurs. La relance du tourisme est une priorité départementale.

Avec 1 milliard d’euros de retombées économiques générées et plus de 10 000 emplois dans l’hôtellerie, la restauration ou les loisirs, le tourisme fait figure de poids lourd de l’économie locale. « C’est l’une des priorités de la politique départementale », avance Max Brisson, président du Comité du Tourisme Béarn-Pays basque.

Si le secteur d’activité se porte bien, les professionnels concernés sont aussi habitués à revoir régulièrement leurs classiques. Nouveaux comportements, concurrence accrue… l’avènement des Booking, AirBnB et autres Tripadvisor a changé la donne depuis une décennie. C’est dans ce contexte que le comité départemental du tourisme a repensé sa stratégie.

 

L’idée-force ? « Un département, deux moteurs touristiques », explique Fabien Perrot, directeur du comité départemental. « Nous nous appuyons sur la réalité du terrain et les attentes des clients. Exit la communication unique estampillée Pyrénées- Atlantiques.

Béarn et Pays basque valoriseront leurs atouts, chacun de leur côté. » Membre du top 5 des destinations préférées des Français, le Pays basque fait face à plusieurs défis. « Fidéliser les touristes actuels, en capter de nouveaux, développer l’offre d’hébergements à l’intérieur des terres, le tout en maintenant au territoire son attractivité. Rappelons qu’en été, la population est multipliée par cinq sur la côte, ceci engendrant son flot d’inconvénients, au niveau des transports notamment », indique Fabien Perrot.

 

Côté actions, la nouveauté 2016 est sans contexte l’usage de la marque Biarritz Pays basque. « La France, pour assurer sa promotion au niveau mondial dans les grands salons, s’appuie sur 20 marques. Biarritz Pays basque est l’une d’elles !

C’est un atout considérable mais fragile. Pour conserver cette labellisation, la marque doit être lisible et chaque acteur doit l’utiliser. Concrètement, Saint-Jean-de-Luz sera invité à apposer la marque Biarritz Pays basque sur ses outils de promotion touristique. C’est une vraie démarche de progrès, qui demande à chacun de dépasser les querelles de clocher », mentionne Max Brisson.
« Le 26 avril 2016, les premières assises du tourisme en Pays basque encourageront les acteurs locaux à utiliser cette signature commune, son carnet de valeurs et donc à adhérer à la marque à travers une charte d’utilisation. Le travail est lancé et reçoit déjà l’adhésion des acteurs », dévoile-t-il. « Cette signature ne peut pas être galvaudée. Autour des valeurs véhiculées, et parce que le Pays basque est avant tout une terre de créateurs et de design, nous entendons éviter sa folklorisation. »

Cette action majuscule sera complétée, entre autres, par des opérations visant à séduire les golfeurs, dans la perspective de la Rider Cup programmée en 2017, mais aussi les touristes allemands, conviés à revenir séjourner dans les campings basques.

La gigantesque vitrine du Tour de France

Plus à l’est, les données diffèrent. « Le Béarn doit conforter sa notoriété et son image. Ici aussi, nous faisons le choix d’adosser l’image du Béarn à une marque reconnue : les Pyrénées. L’idée d’un tourisme épicurien prévaut », souligne Jacques Pédehontaà, vice-président du comité du tourisme Béarn-Pays basque.

« L’enjeu est de fédérer les acteurs du tourisme mais aussi les Béarnais qui doivent devenir les véritables ambassadeurs de leur territoire. Nous devons arrêter de penser que c’est mieux ailleurs car nous avons tout ici pour séduire les touristes ! » En pratique, l’efficacité sera recherchée. Après avoir affirmé sa présence au Salon de l’agriculture en début d’année à Paris, la destination Béarn- Pyrénées s’affichera lors des trois prochaines éditions au coeur de la caravane du Tour de France.

« Cela a du sens. C’est une stratégie singulière et originale qui présente de surcroît un rapport qualité-prix intéressant. Pau est l’une des villes les plus traversées par la petite reine tandis que le Béarn est très prisé des cyclotouristes. Le Tour de France est le troisième événement mondial, avec ses 13 millions de spectateurs attendus sur les bords de route et ses 2 200 journalistes venus de 190 pays. On se donne trois ans pour que, enfin, les Français sachent où se trouve la destination Béarn-Pyrénées », indique Jacques Pédehontaà.

Dernière opération, et non des moindres, celle qui visera à sensibiliser les journalistes et autres leaders d’opinion sur les atouts de la destination béarnaise, en étroite collaboration avec l’office de tourisme palois. « La finalité de toutes ces actions reste que l’économie touristique connaisse une croissance et soit créatrice d’emplois, tant en Béarn qu’en Pays basque », rappellent les deux élus.

L’Europe du vélo se réunit à Biarritz

Une piste cyclable de près de 8 200 km, reliant le Portugal à la Norvège : c’est à Biarritz, les 25 et 26 mai prochains, que sera officialisé ce projet européen.

Le Département des Pyrénées-Atlantiques, chef de file de cette réalisation et concerné par la portion qui court de Boucau à Hendaye, accueillera une douzaine de délégations venues des pays traversés par cette Eurovéloroute 1.

Ce projet durable, qui encourage le tourisme sans voiture, se veut le prélude à la création d’une véritable communauté du vélo au niveau européen.

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