La Rhune 2020 : le site touristique rénové et repensé

La Rhune : une montagne mythique et un petit train

Quand on parle du "train de la Rhune" ou "petit train de la Rhune", le mot important c'est d'abord la Rhune. Ce massif est la montagne mythique des basques. Même si elle n'atteint pas tout à fait les 1 000 m, 905 exactement, la vigueur du dénivelé, en particulier au départ et à l'arrivée, et surtout le point de vue du sommet qui embrasse toute la côte basque d'Hendaye au sud des Landes, en font une véritable montagne.

Sur cette montagne, depuis 1924, serpente à la "vitesse" de 8/9 km/h un train à crémaillère qui, en une demie-heure de trajet transporte des voyageurs. Sans lui, beaucoup n'auraient jamais accès à la beauté du paysage que l'on découvre au sommet. En 2016, 364 033 visiteurs ont utilisé le petit train de la Rhune loin devant le musée de la mer (286 000) et la cave de Jurançon (270 000).

Mais en 93 ans, ce petit train a beaucoup donné. S'il veut poursuivre sa belle mission, il doit impérativement être soumis à une importante révision, tant de la voie que des locomotives et ds wagons.

La Rhune 2020 : développement du site touristique

A ces nécessités techniques de bon fonctionnement, se rajoutent les questions très importantes de la sécurité du site lui-même et du niveau des prestations d'accueil qui sont attendues aujourd'hui. De fait, l'importante fréquentation génère depuis longtemps des stationnements souvent chaotiques, en double file tout au long de la RD8 jusqu'au col de Saint-Ignace, dans un flux quasi permanent de piétons qui se mêlent aux voitures. Mais cette intense fréquentation ne se limite pas aux abords du petit train : elle concerne aussi tout le massif. Ainsi, aux passager du petit train, se rajoutent aussi tout aussi nombreux, les marcheurs individuels ou en groupes qui arpentent tous les flancs de la montagne jusqu'au sommet.

Au regard de ces premières constatations, une évidence s'impose : le train de la Rhune est un "produit brut" qui exige une réflexion en profondeur sur ce qu'il convient de faire pour en assurer la pérénnité, la sécurité et la valorisation.

C'est pourquoi le Conseil départemental en partenariat avec l'Etablissement Public des Stations d'Altitude (EPSA), régie départementale qui exploite le train de la Rhune en sus des stations d'altitude de Gourette et la Pierre-Saint-Martin, a travaillé à un projet d'aménagement dont la dimension qualitative doit être la clé d'entrée principale et la philosophie d'action prioritaire.

L'esprit du projet

Après une analyse des aspects économiques, juridiques et environnementaux, le projet a commencé à être présenté à l'Etat, la Région, la CAPB et aux 3 communes de Sare, Ascain et Urrugne. Il le sera  prochainement à tous les partenaires et les acteurs concernés (le Gouvernement de Navarre, la commune de Vera de Bidassoa, etc.).

3 éléments constitutifs d'un même projet

le col de Saint-Ignace

L'arrivée au col en venant d'Ascain doit être impérativement :

  • sécurisée car les files de voitures garées sur les 2 côtés de la route obligent les personnes à finir à pied en slalomant entre les voitures garées et les voitures circulant.
  • valorisée parce que les conditions d'accueil, une fois arrivé au col, sont obsolètes pour un tel équipement et pour la vitrine qu'il constitue pour le territoire. Aujourd'hui, les visiteurs doivent attendre leur tour pour prendre les billets dans une file d'attente souvent longue, en plein soleil et sans toilette.

Le projet prévoit ainsi de dévier la route départementale au sommet pour permettre d'aménager un parvis dédié aux piétons qui pourront déambuler en toute sécurité autour de la gare de départ. Cette gare sera agrandie avec un préau permettant d'offrir une information variée et complète à la fois sur les richesses touristiques du Pays basque et du département, toute en faisant un focus sur le massif de la Rhune (son histoire, sa géologie, sa mythologie, la frontière, etc.)

L'attente pour monter au sommet doit devenir la première étape de la visite avec du confort, de l'information, de la découverte et une compréhension du lieu.

 

La voie et les trains

Les équipements et infrastructures, tous très anciens, vont être rénovés. Les 4 trains existants vont être complétés par 2 trains neufs, fabriqués sur l'exact modèle des wagons actuels, permettant notamment d'accueillir des personnes à mobilité réduite.

Les 2 nouvelles locomotives seront hybrides, à la fois électrique et diesel, et permettront un bon significatif pour la sécurité du massif en garantissant une évacuation du train dans tous les cas.

 

Le sommet

Les aménagements au sommet visent donc à offrir à chacun la possibilité de mieux ressentir cette beauté en accédant au sommet par une passerelle en surplomb. Cette passerelle doit être à la fois un moyen d'accéder au sommet mais aussi une démultiplication des endroits pour apprécier les points de vue, tout du long, des informations sur cette montagne mythique en privilégiant le silence, la beauté des paysages, l'apprentissage et la découverte.

Depuis le sommet, un remodelage de l'accès actuel devra permettre d'effacer la soixantaine de marches infranchissables pour les personnes à mobilités réduites et très pénalisantes pour nombres de personnes avec, à la place, un sentier qui serpente pour rejoindre la gare du sommet. Des toilettes, absentes aujourd'hui, seront installées afin d'apporter un confort minimum.

 

Ce projet au sommet doit concentrer les partenariats et les adhésion : l'Etat, la Région, la CAPB, les 3 communes de Sare, Ascain et Urrugne, le gouvernement de Navarre, la commune de Vera de Bidassoa.

Le projet Rhune 2020 sera placé sous l'égide du "Plan Montagne" dont il sera un des fleurons et, en ce sens, sera symbolique et exemplaire d'une ambition renouvelée autour de principes claires et fort.

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