Des élèves à l’écoute les uns des autres

15 classes face aux enjeux environnementaux

Quelque 300 enfants du primaire et du secondaire se sont réunis le 2 février 2016 à Orthez dans le cadre de l’Ecoparlement des jeunes.

Si vous ne savez pas ce qu’est l’ascalaphe soufré ou la laineuse du prunelier, demandez à vos enfants. Ils vous répondront à coup sûr, pour peu qu’ils fréquentent l’une des 15 classes du primaire ou du secondaire qui participent à l’Ecoparlement des jeunes. L’ascalaphe et la laineuse sont deux papillons qui vivent dans les pelouses sèches du nord du Béarn. Ces deux espèces, comme toute la faune et la flore des pelouses à orchidées qui voisinent leurs villages, les élèves de l’école primaire de Coslédaà-Lube-Boast les ont épinglées en images, mardi dernier dans la salle Pierre-Seillant d’Orthez. Comme leurs 300 petits camarades « écoparlementaires », ils sont venus présenter le travail de recherche qu’ils ont mené dans leur environnement proche. Chaque classe participante avait préalablement choisi l’un des thèmes de cette édition : eau, biodiversité, déchets ou gaspillage alimentaire. Panneaux explicatifs, dessins, photos, maquettes et objets ornaient ainsi les stands de chacune des classes de ce cru 2015-2016. Il s’agissait pour chaque établissement de présenter le fruit de ses recherches à ses camarades.

Toute la matinée, ce petit monde a donc consciencieusement butiné, sans pour autant papillonner, sautant d’une table de travail à l’autre afin d’écouter la bonne parole des autres élèves. On pouvait ainsi voir les tout jeunes cours élémentaires écarquiller de grands yeux curieux devant des gaillards de lycée professionnel leur expliquant que « les plantes exogènes peuvent proliférer et avoir un impact néfaste sur l’environnement ». Inversement, les moins de dix ans expliquaient parfaitement qu’il faut désormais « gérer la planète parce que le réchauffement climatique est dangereux ».

Si le principe de l’Ecoparlement des jeunes est de sensibiliser les publics scolaires aux enjeux de l’environnement, il s’agit aussi de leur faire toucher du doigt les principes de la démocratie participative, de l’écoute de l’autre et de la prise en compte de sa parole.

Autre figure imposée par l’Ecoparlement : l’action. Chaque classe devra d’ici la fin de l’année scolaire proposer une réalisation concrète en faveur de l’environnement pour son territoire. Par le passé, ces actions ont notamment pris la forme de nettoyages de cours d’eau, plantations de végétaux, mise en place de signalétiques dans l’espace public ou encore campagne de communication à l’attention des habitants. Au rassemblement d’Orthez, les classes de Bellocq, Mazerolles et Pau étaient accompagnées d’un élu de leur commune, preuve que l’opération mobilise les acteurs locaux au-delà d’une simple animation scolaire.  

Comme l’an dernier, les élèves prendront de nouveau la plume dans les semaines qui viennent pour réaliser un journal qui témoignera de leurs expériences. Lors des précédentes éditions, les enfants avaient conçu et réalisé, avec l’aide de professionnels de la vidéo, de petits films documentaires, de fiction ou d’animation. Deux de ces courts-métrages ont été projetés à Orthez devant une assemblée attentive massée dans les gradins de la salle Pierre-Seillant.

En ouverture de la journée, Jean-Marc Terrasse, adjoint au maire d’Orthez, avait accueilli tous les « écoparlementaires » par un bref discours de bienvenue. « Les enjeux écologiques sont les plus importants pour l’avenir », a-t-il notamment souligné. « Ce que vous faites est fondamental et il est essentiel de multiplier les petites actions. » Message reçu.

 

 

 

 

 

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