Agriculture 64, cap vers les transitions

Neuf jours pour déguster les Pyrénées-Atlantiques

Pendant toute la durée du Salon, les Pyrénées-Atlantiques proposent aux visiteurs un programme riche mêlant découvertes, expériences, dégustations, pédagogies et interactivités autour de différents espaces

Une Journée transfrontalière 100 % Pyrénées

Hier, se tenait la journée transfrontalière « Pyrénées-Pirineos » en présence des Présidents Jean-Jacques LASSERRE pour le Département des Pyrénées-Atlantiques, Michel PÉLIEU pour le Département des Hautes-Pyrénées et du ministre Jose Luis SORO pour le Gouvernement d’Aragon.

Associés aux Chambres d’Agriculture des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées, ce partenariat est né de la volonté de valoriser les filières pyrénéennes.

Pari réussi à l‘aube de la naissance de la nouvelle structure transfrontalière « Pyrénées-Pirineos » qui naîtra avant l’été réunissant l’ensemble de ces acteurs.

Au-delà des animations des Pyrénées-Atlantiques, le stand se dote d’une véritable épicerie « Pyrénées-Pirineos » pour valoriser ces produits, faire connaître leur savoir-faire et la qualité des produits.

Journée des Pyrénées-Atlantiques consacrée aux transitions agricoles

La dynamique de notre économie agricole est un réel levier d’expérimentation ou de solutions innovantes.

Le Département dispose de cette capacité de transformation et de projection de notre agriculture pour accélérer les grandes transitions (transitions écologiques, évolution des pratiques agricoles, transitions énergétiques, transitions sociétales et alimentaires).

Face au défi des transitions environnementales, énergétiques ou alimentaires par exemple, notre agriculture départementale est en mesure d’apporter ces solutions : que ce soit en adaptant ses modèles de productions, en modifiant ses circuits logistiques pour relocaliser la production au plus près de la consommation, ou en produisant une énergie renouvelable.

C’est dans ce cadre que les partenaires ont souhaité consacrer la journée des Pyrénées-Atlantiques à des témoignages concrets pour valoriser au plus près des citoyens et des consommateurs une agriculture de qualité et tournée vers l’avenir.

Un label « Territoires d’Innovation »

C’est dans cet esprit que s’est structurée la candidature nationale « Territoires d’Innovation » pour laquelle le Département des Pyrénées-Atlantiques vient d’être labellisé parmi 24 territoires d’innovation par le Premier ministre.

Pour les cinq prochaines années, 22 projets d’investissements sont prévus pour près de 127 millions d’euros qui viendront irriguer les Pyrénées-Atlantiques.

Un partenariat élargi aussi avec le Département des Hautes-Pyrénées pour, entre autres, construire le défi de la transition énergétique pyrénéenne.

Ce programme d’investissement réunit entreprises (start-up, Petites et Moyennes Entreprises - PME, grands groupes), institutions, ou acteurs de la recherche qui partagent la volonté de faire de notre territoire, un territoire innovant notamment en matière de transition agricole.

Trois projets agricoles seront mis à l’honneur au Salon.

 

TERA64 – Agriculture et Energie

La Chambre d’Agriculture détecte et soutient les initiatives des agriculteurs visant à accroître la maîtrise des coûts énergétiques des exploitations. Pour cela, des solutions innovantes doivent être conçues et testées pour faire la preuve de leur efficacité et préparer ainsi l’agriculture de demain.

Elle a bâti un projet original TERA64 décliné en trois volets : le photovoltaïque flottant, le photovoltaïque sur toiture et l’agri-photovoltaïque.

TERA64 regroupera au sein d’un consortium, la Chambre d’Agriculture, le Groupement d’Intérêt Economique (GIE) Gaves Adour, l’Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA), ENEDIS, EDF, TOTAL Quadran, le SDEPA 64 et la Société d’Economie Mixte (SEM) ENR, la Caisse des Dépôts.

L’objectif général est d’utiliser les opportunités offertes par la production photovoltaïque pour créer des revenus complémentaires permettant aux agriculteurs de conforter leurs projets agricoles.

TERA64 intègre plusieurs projets de production d’énergie verte :

-   le photovoltaïque flottant (sur trois lacs Arzacq, Boueilh-Boueilho-Lasque et Doazon) : objectif vingt hectares de plans d’eau d’irrigation équipés,

-   le photovoltaïque sur toiture : 236 porteurs de projets déjà identifiés,

-   l’agri-photovoltaïque : tests de prototypes d’ombrières sur des cultures pérennes ou sur parcours.

Gaz de Ferme – La méthanisation à la taille de la ferme

Créée en septembre 2016, Gaz de Ferme porte un projet innovant touchant aux domaines des gaz renouvelables, de la valorisation du biogaz et de la méthanisation agricole. Après plusieurs années de recherches et développement et de mise au point d'un modèle d'entreprise inédit, elle se tourne début 2019 vers le marché.

 

La dynamique créée autour de la méthanisation agricole peut relancer les exploitations dans leur rôle de locomotive et de vitrine du territoire. Plus largement le développement de Gaz de Ferme amène la substitution progressive des gaz d'origines fossiles et importées par des gaz renouvelables produits localement et valorisés en circuits courts. La réussite du projet place le territoire en position d'avant-garde et d'excellence en termes de transition énergétique.   

 

Connexion des sites isolés

Tout a commencé avec une grange isolée et rénovée à plus de 1 000 mètres d’altitude dans les Hautes-Pyrénées. La start-up « Lean Connected » y a installé des panneaux solaires pour l’électricité, une mini-station météo et une connexion à internet.

En plus de l’autonomie en énergie, du réseau téléphonique et de l’internet, a été ajouté dans une autre ferme isolée un équipement permettant un suivi médical : relevé de tension artérielle ou de rythme cardiaque et une transmission des données au médecin en vallée.

Au même titre que la télémédecine, les solutions de « Lean Connected » appliquées à la montagne sont amenées à s’élargir. Un système de surveillance des troupeaux par vidéo et par géolocalisation est aujourd’hui en phase de mise au point. Il sera complété par un service de protection du bétail et de supervision des prédateurs.

 

Alimentation de qualité et circuits courts

Manger Bio&Local, Labels et Terroir

Le programme « Manger Bio&Local, Labels et Terroir » vise depuis 2010 à développer l’approvisionnement bio et local en circuit court via la restauration collective du Département des Pyrénées-Atlantiques.

 

Le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation vient de labelliser le dispositif en Projet Alimentaire Territorial, une véritable reconnaissance à l’heure de célébrer ses dix ans d’existence qui réunit aujourd’hui :

•   122 établissements (crèches, écoles, collèges, foyers pour adultes handicapés, Etablissements d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes - EHPAD)

•   165 fournisseurs de restauration collective (75 % en signes officiels de qualité)

•   24 établissements labellisés par ECOCERT

 

Une dynamique qui a permis en parallèle d’accompagner 64 ateliers de transformation à la ferme en 2020 (plus d’un quart des dossiers recensés dans toute la Nouvelle-Aquitaine) et près de 100 conversions en bio.

 

C’est un dispositif vertueux pour le tissu agricole local : les retombées économiques pour nos producteurs et artisans du territoire ont été évaluées à 2,1 millions d’euros en 2019.

 

Ce jeudi, deux chefs de cuisine de collèges montreront leur savoir-faire sur le stand de l’Agence Bio. Madame SARTHOULET, cheffe au collège de Monein et Monsieur BELLEGARDE, chef au collège de Navarrenx proposeront des démonstrations et parleront de leurs expériences durant cette journée.

 

 

Une production de qualité 100 % locale

Le Département engage chaque année près de 900 000 € pour favoriser  des circuits-courts : cela passe par le soutien à de nombreuses associations (CIVAM, Association des Producteurs Fermiers du Pays basque, Biharko Lurraren Elkartea, etc.) et par le financement d’une cinquantaine d’aides aux ateliers de transformation à la ferme soit près d’1/4 des ateliers de Nouvelle-Aquitaine.

C’est aussi le soutien financier aux signes officiels de qualité (par exemple l’Ossau Iraty, le Kintoa, l’IGP agneau de lait des Pyrénées).

C’est enfin la mise en place d’un soutien aux investissements de transformation/ commercialisation.

 

Blond’Aqui et Blonde Berceau de Race

L'association Blonde Berceau de Race s'investit dans la promotion de la Race Blonde d'Aquitaine, issue du Sud-Ouest, berceau historique de la race et a lancé la marque d'éleveurs Blond'Aqui. Une opération pilote menée avec le Conseil départemental a pour objectif d'ouvrir de nouveaux débouchés en Restauration Hors Domicile (RHD), collective ou privée, aux éleveurs de bovins viande sous marque Blond'Aqui, engagés dans la démarche de certification Haute Valeur Environnementale - HVE (diminution de moitié de l'emploi de produits phytosanitaires, amélioration de l'autonomie alimentaire).

Promotion de l'agroécologie

Le soutien aux pratiques agro-écologiques est une des priorités de la politique agricole du Département.

 

Au travers du dispositif Agro Réseau, développé par la Chambre d’Agriculture, les agriculteurs sont accompagnés dans une réflexion de changement des pratiques  culturales durables au travers des sujets tels que la fertilité du sol, les couverts  végétaux, la rotation/diversification des assolements, la réduction du travail du sol, la gestion des intrants et des prairies, l’autonomie alimentaire ou encore l’agroforesterie).

 

Il se traduit aussi par la sensibilisation et la mise en place de formations pour les agriculteurs aux pratiques agronomiques et agro-écologiques durables.

 

Il est enfin composé de fermes pilotes qui mettent en place des techniques culturales innovantes (semis directs, strip-till, rotations, couverts végétaux...) et de parcelles expérimentales (comparaison des techniques de travail du sol simplifiées, rotations et couverts végétaux).

Qualité des paysages

Thème consacré du Salon de l’Agriculture l’an dernier, c’est dans la veine du Plan Montagne qu’un Plan Pastoral pour les Pyrénées-Atlantiques a été lancé par le  Département. Une démarche vertueuse qui a été construite au plus près des besoins avec la profession.

 

Dès la première année ce sont 1,2 millions d’euros qui ont été investis  pour maintenir une activité pastorale qui représente 41 % du pastoralisme pyrénéen.

 

Un enjeu de premier ordre dans le cadre de la transition écologique et de la qualité de nos paysages.

 

Cette  valorisation environnementale du pastoralisme est un des enjeux forts pour 2020.

 

Concours des prairies fleuries

 

Valorisées lors du Concours Général Agricole dans une section spécifique, le Concours des Prairies fleuries a pour objectif de faire reconnaître l’excellence des pratiques agro-pastorales, au service de la qualité des produits, la diversité des plantes consommées par les animaux ayant des effets sur les caractéristiques organoleptiques et nutritionnelles des produits laitiers et carnés. 

 

En 2019, de manière exceptionnelle, deux gagnants ont pu être récompensés pour leurs prairies, tant la biodiversité était remarquable et la valorisation des territoires notables. Ce concours, mené par la Chambre d’agriculture, a pu valoriser ces deux prairies, grâce au soutien du Conseil Départemental.

 

 

Espaces Naturels Sensibles

Le Département des Pyrénées-Atlantiques, de par sa compétence Espaces Naturels Sensibles, est propriétaire de douze sites classés ENS à hauteur de 400 hectares et co-gestionnaire de 36 sites en collaboration avec des tiers publics ou privés représentant environ 4 000 hectares sur le Département.

Considérant que le maintien et la réintroduction de pratiques agricoles traditionnelles peuvent contribuer à la sauvegarde de l’environnement, au respect des sites naturels et de l'équilibre écologique, le Département consent à divers exploitants, une autorisation conventionnelle d'usage de diverses parcelles, en vue d'y exercer une activité agricole.

 

Les dites parcelles font partie du domaine privé du Département qui dans la limite de la vocation et de la fragilité de chaque espace est ouvert au public.

 

A ce titre, le Département a passé des conventions avec des agriculteurs notamment sur le site de la Corniche à Urrugne (10,5 ha concernés) sur le site de la colline de la Bergerie à Cambo (quatre ha concernés).

 

Les exploitants bénéficient gratuitement des terrains en respectant un cahier des charges qui tient compte des enjeux écologiques et paysagers, à savoir, par exemple, l’interdiction d’utiliser des produits phytosanitaires ou l’obligation d’entretenir les haies champêtres nécessaires à la vie de nombreuses espèces animales.

 

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